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Le texte :
Le texte, parti de la version raccourcie et transformée du triptyque « Picalogue » du même auteur, recréé une relation plus intime entre les binômes : Peintre & Modèle, Arlequin & Pierrot, Mousquetaire & Femme à la corde. L'écriture tient une sorte de pouvoir évocateur persistant qui mène une traversée fulgurante dans la vie du célèbre peintre, oscillant comme le balancier d'horloge, de l'humour héroïque au lyrisme pamphlétaire. Dans cette métamorphose incessante des mots en notes de couleurs, des traits de corps en poésie vivante, la mutation est la partition des acteurs, et le rêve la clef des personnages.
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Photo : Caroline Ablain |
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Note d'intention :
Imaginaire de personnages inspirés de l'œuvre de Pablo Picasso, mis en chair et « sortis du cadre » à travers le 20ème siécle. Le peintre et son modèle à l'atelier – expression du Minotaure et sa proie ; puis, Arlequin et Pierrot – quand gronde la révolte sur le plateau d'une Commedia dell'arte ; enfin, le Mousquetaire perdu dans le musée et guidé par une jeune femme à la corde à sauter, à la façon d'un roman picaresque.
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Déroulement du spectacle :
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Le premier « croquis » du Peintre et du Modèle (une dizaine de minutes) jouée dans l'atelier du peintre : un chevalet avec une toile vierge sur cadre, un amas de petits pots avec ou sans pinceaux ou peintures, un poste radio qui présente et conclut la scène. Le Peintre est en savates, short de plage et débardeur et entre en jouant du clairon. Il revêt sa blouse gris-bleu de travail comme s'il entrait dans la peau du Minotaure où le Modèle sera sa proie.
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Les dix « croquis » suivants (Comedia d'une vingtaine de minutes) sont joués dans un carré de lumière qui rend l'effet tréteaux à la petite porte d'entrée d'un cirque. C'est la Comédie des Arlequins et Pierrots. Les « croquis » sont présentés et rythmés en musiques et chanson. Le plateau est vide de décor ; seuls des petits accessoires et des instruments de musique épars au sol sont un rappel de l'atelier du peintre. Arlequin revêt son masque de cuir et Pierrot est maquillé de blanc.
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Les dix derniers « croquis » (30 minutes environ) sont joués comme sur le trajet d'un déambulatoire, à la façon d'un roman picaresque. On croit côtoyer en clins d'yeux de Vélasquez, Goya et les maîtres de la peinture hollandaise jusqu'au milieu de l'art du XXème siècle… Le Mousquetaire, épée au poing, erre d'espace en espace, guidé par la jeune Femme à la corde qui se régale de le perdre et le retrouver au gré de son humeur changeante.
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LA PRESSE :
« Le bouillon de culture » Décloisonnement des genres. A partir de la donation Picasso, l'auteur - Thierry Paillard, de la compagnie Théâtrale Le Rouge et Le Vert qui prend un plaisir visible à parler de sa création,- explore la vie du peintre, sa terrifiante créativité, son avant-gardisme, son militantisme… Il appréhende un peintre, Picasso, dans cette démarche interdisciplinaire qui lui sied tant avec la musique, la pantomime, la comédie. « Une pièce qui se propose d'être comme des collages sur les émotions, les dires, les faits et gestes du peintre, ses références, ses pères… et de son époque. » Picasso l'inspiré imprime de sa personnalité ce spectacle vivant. Une nouvelle manière d'accéder au travail d'un artiste… par le biais d'une autre création. « Un bouillon de culture en somme dont le virus principal serait l'œuvre d'art »… De nouveau, des morceaux de vie, des sursauts de créativité, des positionnements. Le public plonge ainsi, intimement, dans l'œuvre du génie, pour le redécouvrir à travers le prisme de la création…
Article de Eve-Marie Lobriaut.
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« Il en arrive encore ! » s'exclamait Picasso en sortant de son atelier alors que se constituait l'impressionnante série des mousquetaires. Cette figure, double ultime du peintre, gentilhomme mi-Rembrandt, mi-Vélasquez sur un air de chevalier de Malte, se trouve au cœur de l'intrigue écrite par Thierry Paillard, et inspiré par la donation Picasso, pour son Mousquetaire de « Picalogue » : perdu dans les salles, amnésique, le mousquetaire déambule en quête de ses origines. Ce personnage « Don Quichottesque » est guidé, dans son parcours initiatique, par une femme sortie elle aussi de l'un des dessins du maître. Son musée devient, le temps d'une représentation, le cadre d'une mise en scène où les acteurs portent la pièce de salle en salle, entre réalité et rêve érotique suivant une écriture originale, combinaison de mots, de textes musicaux et de pantomime. La Provence.
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Dans
cette métamorphose incessante des mots en notes de couleurs,
des traits de corps en poésie vivante, la mutation est
la partition des acteurs, et le rêve la clef des personnages.
Crédit
photographique : Caroline Ablain.
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