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ALDONZA
Théatre et
Musique
ALDONZA La Gaillarde Andalouse
Texte de
Francisco Delicado
Une expression qui précède le Siècle d'Or et son roman picaresque interprétée en théatre par Valérie Barral, et en musique par René Villermy.
Les tribulations au son du Luth d'une putain dans la Rome Renaissance du 16 ème siècle.
Personnage agressivement érotique, la Gaillarde croque avec un cynisme jubilatoire une virulente critique sociale, dans ce dernier témoignage des dits et notes du Moyen-Age.
Plus d'une vingtaine de personnages amis, ennemis, pratiques ou consoeurs, servis par Aldonza .
« Par la virulence de sa critique sociale, la vivacité et la fraîcheur de sa langue, la présence de l'auteur parmi ses personnages, à la manière de Vélasquez, cette ouvre agressivement érotique en un siècle où la chasteté de l'expression écrite devenait peu à peu un trait de « caractère » immuable en Castille est pour le lecteur lucide et sans préjugé une source intarissable de surprise et d'admiration. »
Juan Goytisolo
Ce portrait attrape notre premier bras avec une série de dialogues perfidement appelés « chatteries »,
et notre second bras avec une interprétation musicale des premières partitions publiées pour le Luth,
et nous accompagne tout au long de cette visite de la Rome Renaissance, d'il y a. quelques siècles !
Ce qu'en a dit la presse :
« LA PROVENCE – VU POUR VOUS. »
La courtisane force le respect. Une interprétation magistrale de Valérie Barral qui déploie tous les charmes envoûtants de la gaillarde. Aldonza, la gaillarde libre et brûlante épand ses mots d'amour. Elle était belle, grande et généreuse cette flamme andalouse qui brillait samedi soir. Les bouquets fleuris de mots d'amour se sont délicieusement répandus jusqu'aux oreilles d'un public médusé. La courtisane force le respect… (C.P.)
Délicatesse du luth :
Images de " Nature morte à la musique " qui s'animent sous nos yeux. Il était plaisant d'entendre la narquoise Aldonza, cette belle Andalouse (Valerie Barral) aux yeux bleus des races mêlées qui pourrait être de l'Italie de Raphaël, de la Hollande de Vermeer, bref, de cette Espagne régnant sur l'Europe et le monde et si orientalisée, s'exprimer assez rudement sur les notes égrenées délicatement de la vihuela et du luth par le subtil René Villermy qui nous offrit de nostalgiques témoignages français et italiens - musique de cour pour propos de basse-cour de poulette plumant les coqs aux ergots prétentieux. Mais cette musique noble, sur propos ignobles, moins par leur expression que par ce qu'ils exprimaient d'un monde espagnol et romain corrompu, en arrière-fond, c'était aussi le fond, l'âme après tout digne d'une femme contrainte à tout vendre dans un univers vendu, pour survivre.
Extraits de Benito Pelegrin,
in « La revue du théâtre marseillais ».
. La putain respectueuse de Rome :
Une Aldonza superbement interprétée par une comédienne aux personnages hauts en couleur : Valérie Barral est tour à tour Aldonza âgée, Aldonza jeune, son époux, les Donne courtisanes, les hommes qu'elle séduit. Bravo pour cette performance avec une diction parfaite, un jeu et une tenue corporelle très juste, sans relâchement aucun durant plus d'une heure de plaisir. Un spectacle intimiste qui en a ravi plus d'un, applaudi à tout rompre par les spectateurs, orné d'une langue à la couleur et aux accents du XVIème siècle, une langue proche de Rabelais et de Chaucer, piquante et colorée, délicieuse, aux métaphores culinaires des plus suggestives. Un texte peu connu à découvrir ! Bravo à tous.
Extraits de Diane van der Molina,
« La revue du théâtre marseillais ».
Un texte étincelant. « LA » femme dans toute la splendeur de sa séduction : fière, arrogante, rusée, politique, pas froid aux yeux la Gaillarde ! Mise en scène créative jouant sur les contrastes : raffinement de l'ambiance, crudité d'un texte étincelant.
(Anne CAMBOULIVES) « VAUCLUSE MATIN - Le Dauphiné ».
Envoûté par le charme . Laissez-vous envoûter par le charme d'Aldonza. Tout, dans ce spectacle, prête à voyager dans le temps et plonger dans le rêve. Avec une aisance remarquable, Valérie Barral campe une courtisane au regard de braise, plus vraie que nature. Sans doute la musique de l'époque interprétée « en direct » par René Villermy contribue-t-elle à créer cette atmosphère étrange qui saisit le spectateur pour ne le relâcher qu'à la fin du spectacle. (Mathieu GIRANDOLA) « LA THEATROTHEQUE ».
UNE FUSION : MUSIQUE ET THEATRE
Le dialogue qui s'instaure entre le texte de Delicado et la grande musique de son temps peut-il révéler les deux aspects contradictoires d'une même réalité, celle de la condition humaine écartelée entre une ardente aspiration spirituelle et les plus insatiables appétits terrestres, oscillant entre la découverte de la liberté individuelle et la violence de l'histoire ?
Le singulier contrepoint qui se tisse entre le verbe de la gaillarde Aldonza mûrie dans l'exil des lupanars romains, et l'harmonieux son du luth italien ou celui plus rude de l'espagnole vihuela peut-t-il rendre compte de la riche complexité de la première partie de la Renaissance gorgé, malgré les malheurs du temps, de sève et d'espérance ?
Qu'ont en partage cette andalouse délurée contrainte par un sort capricieux à vivre de la concupiscence de ses contemporains et la noble éloquence d'une musique qui manifeste un ambitieux idéal spirituel et artistique ? ( La musique, et plus généralement les Beaux Arts, ont vocation à l'époque d'Aldonza à chanter la prospérité des états, la puissance de l'église, et la gloire du monarque, exemple idéal d'humanité en son plus haut degré d'accomplissement. )
N'est-il pas juste que quand les puissants, aristocrates corrompus et prélats débauchés, se complaisent dans l'indignité, la plus belle des musiques soit réservée aux plus humbles qui assument l'honneur de l'humanité ?
René Villermy
René Villermy au Luth et à la Vihuela :
Enriquez de Valderrabano
" Libro de musica de vihuela intitulado Silva de sirenas -
Valladolid 1547 "
* Diferencias sobre Guardame las vacas
* Soneto lonbardo a manera de Dança
* Soneto que va a proporcion de tres minimas al conpas
Luys de Narvaez
" Los seys libros del Delphin de Musica - Valladolid 1538 "
* Fantasia del tercero tono
Alonso Mudarra
" Tres libros de Musica para Vihuela - Sevilla 1546 "
* Fantasia que contrahace la harpa en la manera de ludovico
* Fantasia para desembolber las manos
Adrian Le Roy
" Instruction - Paris 1560"
* Passemeze
* Petite fantaisie dessus l'accord du luth
Joan Ambrosio Dalza
" Intabulatura de Lauto - LibroQuatro - Venetia 1508 "
* Tastar de Corde
* Recercar dietro
* Calata a la Spagnola
* Caldibi Castigliano
Fiche technique
SPECTACLE AUTONOME - TOUT PUBLIC
Tout type de lieu (théâtre, bibliothèque, chapelles, extérieurs fermés, etc...)
Espace scénique minimum : larg. : 5 m , prof. 4 m , haut. : 3,50 m
Puissance électrique minimum : LUMIERE : 1 ligne de 3.5 KW – SON : 1 ligne de 3 KW
1 service de 4 heures pour le montage et répétitions ; 1 service de 2 heures pour le démontage
Durée : 75 mn.
Disponibilité : Toute la saison.
Dépenses annexes à la charge de l'organisateur : repas pour 3 personnes, catering en loge (boissons,
eau de source, fruits, fruits secs, gâteau sec), hébergements (3 personnes).
Élément de décor : 2 tentures ignifuge M1 coton. Prévoir les fixations, hauteur 3mètres.
Une adaptation de la fiche technique peut être apportée en fonction de la salle :
merci de contacter la compagnie sur e-mail : contact@cie-rougevert.com ,
en précisant vos nom et qualité et vos coordonnées en retour.
Producteur : Compagnie Le Rouge Et Le Vert - N° licence : 2-43232.
Siège : C/Baucheron, 28, rue LAGOY 13200 Arles
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L'ÂME JAUNE
Le facteur
de van Gogh
L'ÂME JAUNE
Texte de
Thierry Paillard
Epopée quotidienne
avec Valérie Barral, Alain Stach, Benoît Miaule, Thierry Paillard - Virgine Maris, Flûte et Percussions
Lumières : Eric Rolland, Costumes : Maargret Koornstra, Conseillers : Lez'Hatt.
L'artiste et l'ouvrier
Des personnages ancrés dans une terre aride d’un langage riche de métaphores qui visite d’image en rencontre l’histoire de l’artiste d’hier ou d’aujourd’hui, mais aussi l’aventure d’une amitié universelle. L’idée originale se veut être l’amitié en dialogue née entre Vincent van Gogh, le facteur Joseph Roulin et Augustine, sa femme, sous le soleil d’Arles en 1888. La pièce développe dans un certain absolu le thème de l’artiste et son rapport à la société ; un peintre et une famille modeste - l’artiste et l’ouvrier - ils se reconnaissent en toute intimité.
Au-delà de l’anecdote, au-delà du folklore dont fait l’objet la vie du peintre Van Gogh, nous nous posons, et faisons poser à l’artiste d’aujourd’hui comme à l’acheteur d’art, les questions qui émanent des écrits du peintre sur son art. Quels sont les changements, quelles différences aujourd’hui ? L’art contemporain souffre-t-il les mêmes problèmes quelqu’ en soit l’époque ? Quels sont les liens avec le monde du travail, avec la société ?
AUGUSTINE : femme de Joseph ; elle ne sait que faire de son mari. Elle a ravalé ses rêves pour gérer un quotidien qui ne fait pas de cadeau et ne laisse guère de temps à soi. Elle aide ceux qu’elle croise dans le besoin. Pour le peintre hollandais, ce seront quelques plats et sa bonne humeur généreuse.
Presse :
« Le texte, d’une belle écriture, est joué avec sobriété et efficacité. Le flûtiste intervient avec discrétion et bonheur. Beau cadeau de la troupe Le Rouge Et Le Vert. »
La Marseillaise.
« La pièce de Thierry Paillard évoque Van Gogh, le jaune de sa peinture, son regard, sa souffrance et son cri en un lieu qui fut pour lui, à la fois pause et douleur. Tout un symbole et un pari réussit. »
Le journal d’Arles.
« L’Âme Jaune, un troublant hommage à Vincent van Gogh qui a séduit les spectateurs. C’est dans un silence quasi religieux que le musicien a donné le rythme de sa flûte légère. Valérie Barral, une Augustine attachante a ouvert la danse, et pendant plus d’une heure, les trois comédiens nous ont entraînés dans la vie du peintre passionné, et portés un texte sensible et mordant au thème universel : quel place donne aux artistes notre société. Emouvant, souvent drôle, le texte se boit et se vit au travers des comédiens qui jouent juste. Au milieu de la scène trône une chaise jaune, un relais entre les acteurs qui nous livrent leurs états d’âme. Cette pièce dresse le tableau de deux mondes qui se confrontent : celui de l’artiste se noyant dans sa peinture et celui d’une société parfois ingrate avec ceux qui la font rêver. Thierry Paillard pose à travers L’Âme Jaune une question importante : comment vivre aujourd’hui dignement
de son art ? »
La Provence. E.M.L.
JOSEPH : postier alcoolique et communard, avec une affection particulière pour l’idéal social collectiviste, les arts et l’absinthe. Il est fort en gueule et montre une conduite toute fraternelle envers le peintre pauvre ; derrière sa tolérance ou son doute, on ne sait pas ce qui se cache.
VINCENT : hollandais pauvre, peintre en recherche d’un être parfait, ami de Joseph Roulin puis de la famille. Toujours à la course d'une santé qu’il n’a pas, il est parfois en proie à des crises. Il peint néanmoins sans cesse et s’aide d’alcool pour rester de longues heures à la tâche.
LE PARISIEN : jeune homme aux allures de dandy, intelligent et ayant appris à se servir de l’argent, il navigue dans les affaires de vente de tableaux et autres commerces par passion. Il ressemble parfois à un aventurier à la conquête des arts.
LE MUSICIEN : porte sa flûte sur les accents japonais comme un rappel de Van Gogh arrivé à Arles et qui écrit à son frère avoir trouvé là le soleil du Japon.
Fiche technique
Durée : 75 minutes
Décor : 1 fauteuil, 1 chaise, 1 tabouret
THEATRE CONTEMPORAIN - SPECTACLE : non AUTONOME– non DE RUE
- Création 2002 - Création 2002 - Création 2002 - Création 2002 -
Picalogue
Triptyque théatral de Thierry Paillard
Picalogue
Arlequin et Mousquetaire
D'après la donation PICASSO Musée Réattu d'Arles
« PICALOGUE » : triptyque théâtral de Thierry Paillard, mis en scène par Valérie Barral et Thierry Paillard. Les arrangements musicaux sont de René Villermy, les lumières de éric Rolland, les masques Arlequin et Comédia sont de Sandrine Hatt-Naldini, les décors de Denis Hatt, les costumes de Maargret Koornstra. Crédits photographiques de Caroline K. Les artistes dramatiques sont : Valérie Barral, Marko Nikolic, Virginie Lafontaine, Roland Pichaud, Thierry Paillard ; les danses et la chorégraphie de Claudia Flammin. Les musiciens sont Cloé Picquier, viole de Gambe ; Toni Torelli, luth et théorbe ; et René Villermy, vihuela, luth et théorbe.
Thierry Paillard écrit ici un triptyque théâtral qui met en chair, danse et musique, sa vision des thèmes traités par PABLO PICASSO dans son œuvre picturale laissée en donation au musée Réattu d’Arles en mai 1971.
Il est destiné à être joué dans les espaces mêmes des musées, galeries d’art, et bien sûr l’ensemble des structures théâtrales en utilisant tous les lieux comme les coulisses, les salles d’entrepôts, etc.
Le musée en scène Fruit du partenariat avec la Compagnie Le Rouge Et Le Vert, le spectacle donné ce printemps initie une nouvelle démarche du musée qui affirme là sa volonté de mêler les genres et les publics, d’être ce laboratoire expérimental au sein duquel l’architecture et les collections occupent une place centrale.
Photo : Marie Oudot
Le « PICALOGUE » est une étude théâtrale sous la forme d’un triptyque consacré aux trois thèmes peints par PABLO PICASSO : Arlequin et Pierrot, Le peintre et le modèle, Le Mousquetaire.
Le premier volet – d’une soixantaines de minutes et réalisé en novembre 2003, est consacré aux Arlequin et Pierrot dans la forme d’une Comedia Dell’arte sur tréteaux. Nous sommes dans le tableau !
Cette pièce alterne les scènes de comédies, de masques, et les pièces musicales, -présentées en direct, aux Luth, viole de Gambe, Théorbes et Vihuela.
Les personnages, cultivant l’irrévérence et nourrissant la révolte contre leur propre état de peintures, nomment et portent toujours une poésie de couleurs.
Le décor sur tréteaux est élevé dans les lieux atypiques et de préférence en extérieur (cour, jardin, parvis, etc.).
Les musiciens, retour de l’âge d’or de la Renaissance du 17ème siècle espagnol et de l’Italie du 16ème , seuls ou accompagnés de la danse, participent du collage qui se projette sur le texte.
Le second volet du triptyque est une comédie intime, -sur divan rustique ! Sorte d’intermède où le peintre et le modèle joutent, leurs pouvoirs érotiques en fer de lance, il est installé comme sur le passage du public qui doit assister presque en voyeur à la pièce.
Le troisième volet du triptyque empreinte les salles portant leurs oeuvres accrochées ainsi que les extérieurs comme décor pour un déambulatoire de 80 minutes où le public assiste à la métamorphose des personnages de peintures sortant de leur papier, de leur toile, et partant vivre leur vie véritable.La jeune femme, sauteuse de corde, vient dévoiler au Mousquetaire perdu dans son errance leurs origines mystérieuses. Le couple joue un relais avec la danseuse, - entre contemporain et bûto, et la vihuela du musicien (luth espagnol), guides et bergers des spectateurs.
LA PRESSE :
« Il en arrive encore ! » s’exclamait Picasso en sortant de son atelier alors que se constituait l’impressionnante série des mousquetaires.
Cette figure, double ultime du peintre, gentilhomme mi-Rembrandt, mi-Vélasquez sur un air de chevalier de Malte, se trouve au cœur de l’intrigue écrite par Thierry Paillard, et inspiré par la donation Picasso, pour son « Trait de Mémoire » : perdu dans les salles, amnésique, le mousquetaire déambule en quête de ses origines.
Ce personnage « Don Quichottesque » est guidé, dans son parcours initiatique, par une femme sortie elle aussi de l’un des dessins du maître ; ceux qu’un soir de mai, il y a 31 ans, Picasso offrit à la ville d’Arles. Son musée devient, le temps d’une représentation, le cadre d’une mise en scène où les acteurs portent la pièce de salle en salle, entre réalité et rêve érotique suivant une écriture originale, combinaison de mots, de textes musicaux et de danse butô.
Trois pièces théâtrales en musique et en danse pour 10 personnages faces à leur créateur, faces aux Arts dont ils sont issus, et remplis de l’espoir –saugrenu ! de rejoindre pour toujours le « vrai » monde de la société humaine.
L’écriture tient une sorte de pouvoir évocateur persistant qui mène une traversée fulgurante dans la vie du célèbre peintre, oscillant comme le balancier d’horloge, de l’humour héroïque au lyrisme pamphlétaire.
Dans cette métamorphose incessante des mots en notes de couleurs, des traits de corps en poésie vivante, la mutation est la partition des acteurs, et le rêve la clef des personnages.
Crédit photographique : Caroline Ablain, Marie Oudot, Céline V.
Voir livre d'artiste texte intégral et photos du spectacle rubrique Bouquins
Fiche technique
THEATRE CONTEMPORAIN - Durée : 150 Minutes
SPECTACLE : non AUTONOME – non DE RUE -- DEAMBULATOIRE: oui
Pour tout renseignement technique
ou concernant les ventes des spectacles,
veuillez contacter la compagnie.
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DOM JUAN
Tout Public
Dom Juan
Le Festin de Pierre
MOLIERE
Mise en scène de VALÉRIE BARRAL
Cette mise en scène veut offrir une nouvelle lecture de la pièce de Molière en privilégiant la dimension sociale et libertaire de l'ouvre : au 21ème siècle, Dom Juan débarque avec sa libre pensée, et le texte, aujourd'hui devenu un classique de la littérature et du théâtre français, résonne du même éclat qu'à l'époque où son auteur la livre au public. La liberté d'action et de pensée de Dom Juan, pourchassé par les dévots, ne sont-elles pas sans écho dans notre société menée par le politiquement correct et la pensée unique ? Qu'en est-il aujourd'hui des libres penseurs, comme l'était Molière à son époque ? Le propos du metteur en scène est renforcé par un dispositif scénique original installé sur des lignes de forces comme les axes en peinture et visant à rendre l'oil du spectateur semblable à l'objectif d'une caméra lui permettant depuis son siège les déplacements au sein de l'espace scénique et les changements de cadre.
La chorégraphie des combats aux épées sur une musique post-rock originale, l'intemporalité des costumes et la dynamique du jeu des cinq comédiens donnent à la pièce de Molière la plus grande justesse de ton.
Le Commandeur
Dom Juan, Mathurine, Charlotte
Sganarelle
avec
VALERIE BARRAL, Sganarelle, Dom Alonse NOÉMIE DALIES, Elvire, Mathurine, M. Dimanche GWENOLA BIGOIN , Charlotte, un spectre, un pauvre JEAN-FRANCOIS DETAMANTI, Pierrot, Don Carlos, le Commandeur, Dom Louis THIERRY PAILLARD, Dom Juan
Les combat sont réglés par BOB HEDDLE-ROBOTH
Maître d'armes pour le Théâtre de Chaillot - Une Autre Escrime !
à la création
CINQ pour TREIZE et TREIZE pour CINQ
Cinq comédiens (3 femmes, 2 hommes) se répartissent les 13 rôles de la pièce ! Trahison ? Réduction budgétaire? Oui-Non : Fidélité ! Fidélité ou hommage à la troupe de Molière qui réalise à l'époque la création à 7 comédiens. La dynamique en est plus belle, plus serrée, plus impressionnante.
Du côté de la mise en scène :
« Il n'y a plus de honte maintenant à cela : l'hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour des vertus. » Dom Juan, ActeV, sc. 2.
« J'ai souhaité donner une nouvelle lecture de Dom Juan et mettre ma forme théâtrale au métier de la forme classique, ainsi le choix de cette pièce correspond à la volonté de rendre à l'évidence un discours représentatif d'une charnière de notre époque. Pour sa réalisation, j'ai imaginé, au-delà de l'idée même, un concept où le public ''se déplace sans bouger''. Je veux amener l'oil du public à être un objectif de caméra, et changeant depuis son siège son angle de vue, sa focale, sur une action donnée et qui semble imprévisible mais où tout est scéniquement contrôlé.
La vision du spectateur est en effet transformée, par un procédé de Champ/Contre-champ installés sur des lignes de force, comme sur des axes de peinture.
L'espace est occupé par la cavale de Dom Juan évoluant au cours des scènes vers un goulet.
Le plateau est utilisé comme un cadre de toile, selon des diagonales de plateau, sur des lignes de forces comme les axes en peinture, grâce à un dispositif scénique original et aussi simple que des voiles suspendus.
C'est un processus où je souhaite amener le spectateur à venir chercher sa dramaturgie, son propre choix des personnages mis en action. »
Ma note d'intention :
Un drame derrière une bouffonnerie
Lâchés la bouffonnerie italienne et le lazzi de tréteaux, on enlace à bras le corps le drame humain dans ses plus lointaines préoccupations mystiques, dans son rapport à l'idéal, dans sa relation à une nature qui le reçoit, le protège ou l'engloutit, s'il n'est pas déjà servi par main d'homme.
Molière lance, en 1665, après l'interdiction du « Tartuffe », sur les routes gardées de la morale et de la convention, un Dom Juan - « le festin de pierre »
accompagné d'une sorte de Sancho Pansa-Zanni.
Cette Odyssée campagnarde confronte, dans son cheminement, Dom Juan aux
gardiens de la morale.
Armé de séduction, d'audace et de ruse, sous les yeux incrédules de Sganarelle, il sort vainqueur d'abord pour finalement périr de la main de pierre du Commandeur qu'il tua jadis. Dom Juan personnage quasi mythique, reste le serviteur d'une comédie à la vertu de critique sociale qui emprunte un instant les chemins égarés du Picaresque et de la Comédia dell'arte.
Molière opère pour le conte moral et met au point une excellente machine optique à rapprocher et grossir les vices et les vertus.
Je n'ai pas d'éducation religieuse et je perçois d'autant plus par le discours de la pièce la lecture d'une société qui affirme une morale religieuse prétendante à l'accès au pouvoir pour diriger la société tout entière.
VALÉRIE BARRAL
Sganarelle:"Voilà par sa mort un chacun satisfait... Mes gages! mes gages!"
La libre pensée à découvert
Le bien et le mal, le vice et la vertu, sont définis par les détenteurs du pouvoir et Dom Juan se fait pour nous le relais de la libre pensée et du libre arbitre. Il s'agit d'entrer en contact, et en accord avec le monde par la séduction, coûte que coûte, contre la pression de l'ensemble d'une société qui refuse cet angle de vue. Alors, c'est l'entrée en résistance en livrant un terrible combat intérieur puisqu'il faut jouer le jeu imposé. Dom Juan serait-il le détenteur unique de la foi, le censeur des l'actions d'autrui, le juge des âmes ? Ses assauts « masqués », sa tentative d'abattre le monstre en s'insinuant dans l'intérieur même de son cerveau seront vains et il échouera. Je souhaite signifier que Dom Juan est « en bord de cadre » pour représenter la charnière entre sa fin tragique et le commencement de notre temps, celui du public qui regarde. Valérie Barral
Fiche technique
Durée : 1 Heure 40 minutes
ESPACE SCÉNIQUE. Dimension minimum : largeur 9 m - profondeur 6 m - hauteur 3,75 m.
A la création :
Musique de ALAOUA IDIR
Eclairages Scénographie de HERVÉ FOGERON
Costumes de CAROLINE JUY
Pour tout renseignement technique
ou concernant les ventes des spectacles,
veuillez contacter la compagnie.
La Compagnie Le Rouge Et Le Vert se réservent le droit de modifier le prix de vente ou de modifier la fiche technique en accord avec les parties concernées.
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Guignol sur la Lune
JEUNE PUBLIC
ET FAMILIAL
Guignol sur la Lune
Textes de
Jacques Prévert
Les deux pièces
de Jacques Prévert composées par
Thierry Paillard :
"L'Opéra de la Lune"
et "Guignol"
avec l'aimable autorisation
de la Succession Prévert.
Les personnages :
la Petit Fille,
l'Enchanteur,
les Parents Imaginés,
le Monsieur,
l'Individu,
le Chien,
le Taxi,
la Femme,
le Vitrier,
le Gendarme,
le Marchand de Sable.
La Lune de
Caroline Boisgallais
le Taxi de
Karim Guernaya
La Composition de français !
de Thierry Paillard, metteur en scène, auteur, artiste dramatique
La mise en scène et l’adaptation, de Thierry Paillard, fait le choix de raconter une seule et même histoire depuis ces deux pièces, celle d’une petite fille de la rue :
Au pied d’un lampadaire, elle imagine ses rêves en couleurs, sous les questions d’un couple de parents « modèles » ou modelé animé par l’Enchanteur, garant des pirouettes « magiques » qu’emprunte la petite fille.
Puis, elle entre à son tour dans son propre rêve, celui du souvenir, en noir et blanc, à la recherche d’une famille disparue.
Un théâtre pour enfantins aux images de pieds d’immeubles, de place de quartier et de village, de cours d’usine et de préau d’école.
On joue du « J’entre-et-sorts » : des personnages gonflés à bloc dans de vrais faux déguisements se passent un relais incessant sur les planches.
« J’ai voulu retrouver ce théâtre populaire et authentique du génial Prévert, celui qui nous réjouit dans ses premiers dialogues de films, dans ses poésies oubliées. Ainsi, le travail de mise en scène est un trempage des textes dans un bain de révélateur aux teintures de pamphlet et de farce. Au séchage, c’est l’univers des photos de André Villers, Robert Doisneau, des pellicules de Charlot, qui apparaît. Son évidente tendresse pour une petite fille qui rêve que les machines à détruire, les machines à faire la guerre n’existent pas, renforce le message que les gens à la rue viennent porter aux autres. On bascule dans le bouleversement opéré en douceur comme au cirque où l’on veut bien croire les clowns dans ce qu’ils disent et font.
Il était une fois une fête de la vie, signée Prévert, avec un cinquième personnage qu’est le piano faufilé dans la chanson, comme dans les boîtes à musique, les bruitages… qui présente, salue, berce, opère quelques pieds-de-nez, pour conclure dans un final des plus lyriques. »
Thierry Paillard.
Les Interprètes :
Pour La petite fille et Le Chien :
VALÉRIE BARRAL
Pour La Mère imaginée, Le Chauffeur, La Femme, Le vitrier, le Marchande de sable :
CATHY ALBERT
Pour L’enchanteur et le Monsieur :
MARKO NIKOLIC
Pour L’individu ; le père imaginé;
le gendarme :
PHILIPPE SPADER
Un Prévert « enfantin » pour 12 personnages sortis d'un rêve à la forme de l'espoir donné à 4 comédiens qui se passent un relais époustouflant pour nous conter l'histoire de Michèle, la petite fille au lampadaire.
PIANO ! PIANO !
Hervé Legrand, chef d’orchestre, compositeur et interprète, se consacre à la recherche d’une fusion des arts dans sa musique. Pour ce piano posé sur les mots de Prévert, les notes font corps avec les personnages de théâtre qui ne peuvent plus s’en séparer. Il s’agit pourtant d’une récidive quant à Jacques Prévert, puisque Hervé Legrand est l’auteur, compositeur et l’interprète au piano, d’une comédie musicales créée en 1990, « À la folie Prévert », au Lucernaire avec C.Le Guillochet, sortie en disque chez Adda. Hervé Legrand continue d’être indispensable !
Ses disques : « Brouillard sur la mer » 1985 / RCA - « Same Refrain » (song for Maxime Nightingale) 1987 / PHONOGRAM - « Concertino for Piano » (Violon and Orchestra) 1989 / SBCD - « A la folie Prévert » 1990 / ADDA - « Voyelles » 2003 / SERGENT MAJOR. Ses travaux : « Trio d’Élysée » : piano, violoncelle et voix, 16 mn - « Duo d’Élysée » : xylophone et clarinette, 12mn - « Les jours » : Opéra de poche pour un orchestre de chambre, deux voix, une danseuse, une récitante - Le « Quatuor des Caprices » : quatuor à cordes . Ses musiques de films : « Terrain vague à l’âme » 1987 - « L’ombre du fou » 1988 - « Yaoundé Airport » 1992 - « Quiet Days In Hollywood » 1995 - « Retour à la vie », Pascal Hemeler. 1999
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« Les visions fantasques
d’un nommé F. Pétrarque »
Chanson de geste en dix couplets
Sept cents ans de dialogues en poèmes amoureux oubliés sur la berge de la rivière Sorgue et ramassés un beau jour de juillet 2004 par deux saltimbanques passés par là…
L’imagination revient à la raison et les mots retournent à leurs 267 cœurs apaisés dans le tumulte des eaux de l’amour.
de Thierry Paillard
Ces « visions fantasques » sont un voyage dans le pétrarquisme, le mythe de la poésie de Pétrarque et les époques qu’il a traversé. Elles se définissent comme une Chanson de Geste en dix couplets. Les références sont nombreuses et précises, de jadis à maintenant, qui teintent le tissu artistique de la pièce. L’auteur a opté pour une vérité théâtrale qui malmène parfois la réalité historique.
Texte intégral illustré
au Musée Pétrarque
château Vieux 84800 FONTAINE DE VAUCLUSE Tél.: 04 90 20 37 20